Lu dans la presse

Article du "nouvelobs.com"daté du 22 Novembre 2008 : La Poste : manifestations contre la "privatisation", samedi dans toute la France

Nouvelle journée d'action à La Poste. Après la grève bien suivie du 23 septembre, les syndicats appellent les postiers mais également les usagers et les élus locaux à descendre dans la rue samedi, un peu partout en France, contre le projet d'ouverture du capital de l'entreprise publique dans lequel ils voient un "premier pas vers une privatisation".

De source syndicale, une centaine de manifestations sont prévues notamment à Marseille, Caen, La Rochelle, Dijon, Périgueux, Brest, Rennes, Nantes, Cherbourg, Nancy, Lille, Clermont-Ferrand, Perpignan, Poitiers, Montpellier, mais aussi Le Vigan (Gard), Bellegarde (Ain), Najac (Aveyron), Meyrueis (Lozère) ou encore Guéret (Creuse).

A Paris, le cortège partira à 14h de la place de la Nation pour se rendre jusqu'aux abords du ministère de l'Economie et des Finances, en présence du secrétaire général de la CGT Bernard Thibault et de celui de FO Jean-Claude Mailly.

Les syndicats CGT, CFDT, FO, Sud et CFTC sont à l'origine de cette journée de mobilisation soutenue également par la Fédération syndicale unitaire (FSU) et le "Comité national de mobilisation contre la privatisation de La Poste", qui regroupe les confédérations syndicales, des partis politiques de gauche et des associations d'usagers.

Dans un communiqué, les syndicats de La Poste appellent à se mobiliser contre "la privatisation de La Poste", "pour préserver et développer un service public postal rénové et modernisé" et pour "assurer l'avenir de La Poste et des postiers".

Certaines organisations exigent également la tenue d'un référendum national sur le projet d'ouverture de capital, comme le permet la réforme de la Constitution.

Le 4 novembre dernier, la CGT a remis à l'Elysée 300.000 signatures d'une pétition contre la "privatisation" de La Poste. Quant à la grève du 23 septembre, elle a été bien suivie, avec 25% de postiers à avoir cessé le travail selon la direction, 30 à 40% selon les syndicats.

Et le gouvernement semble aborder ce dossier avec un certain malaise, en pleine crise financière et boursière internationale. Ainsi, alors que la commission mise en place le 26 septembre par Nicolas Sarkozy pour plancher sur ce dossier doit rendre ses conclusions d'ici la fin de l'année, le conseiller spécial du président de la République Henri Guaino a assuré le 2 novembre, qu'il n'était "plus question pour l'instant" d'ouvrir le capital de La Poste. Le même Henri Guaino est revenu sur ses propos quelques heures plus tard pour assurer que "rien n'est changé" et que le projet "est à l'étude".

"Cette décision n'est pas prise et elle ne sera pas prise demain matin (...) Tout ça se fera dans le courant de l'année 2009 et certainement pas ni la semaine prochaine ni le mois prochain", avait-il précisé sur France-Info.

"Plus que jamais le gouvernement manie une grande prudence sur ce dossier sensible qui mobilise les usagers, les postiers et différents élus", a déclaré vendredi à l'Associated Press Hervé Tellier, porte-parole de la CGT-La Poste. "Nous pensons que nous sommes en capacité de gagner un abandon total de tout projet de privatisation ou d'ouverture de capital de la part du gouvernement et de la direction", a-t-il ajouté.

Seule voie discordante, l'UNSA-Poste, qui n'appelle pas à manifester, estime dans un communiqué diffusé vendredi que les mots d'ordre sont "totalement démagogiques".

"Il ne s'agit pas d'une privatisation mais d'un projet d'augmentation par ouverture du capital", ajoute l'UNSA. L'organisation syndicale souligne en outre que pour elle la commission mise en place par Nicolas Sarkozy "doit donner ses conclusions à la fin du mois de décembre 2008".

"Il ne sert donc à rien", selon l'UNSA, "que les syndicats s'agitent et fassent peur avant de connaître les conclusions et les orientations données" par la commission. AP

 

Article de Presse, « les échos » daté du 29 et 30 Août 2008 : Les syndicats dénoncent une «privatisation» rampante

Les syndicats ont rappelé avec vigueur, hier, leur opposition au changement de statut et à l’ouverture du capital de La Poste. La CGT, SUD, FO, la CFDT et la CFTC se réuniront mardi pour décider d’une journée nationale d’action.

Ils ne sont pas surpris, mais ils n’en sont pas moins furieux : hier, les syndicats de La Poste ont rappelé leur vive opposition à l’ouverture du capital et au changement de statut de l’entreprise. Début juillet déjà, quand la direction avait annoncé réfléchir à une transformation en société anonyme (SA), la CGT, SUD, FO, la CFDT et la CFTC avaient à l’unisson prévenu qu’ils y verraient une «déclaration de guerre». Il en va, ont à nouveau expliqué hier SUD et FO, de  «l’avenir du premier service public du pays». Le processus entamé conduira inexorablement à la «privatisation» de l’entreprise, estiment-ils en accusant le gouvernement. «La partie est lancée. C’est devenu une question politique, ce n’est pas une question qui relève du management de La Poste», a souligné FO. «C’est bien le gouvernement qui tire les ficelles du projet de privatisation», a abondé SUD, selon qui «cette «SA publique» n’est qu’un artifice destiné à donner le change et prêt à évoluer à tout moment, comme France Télécom». Toujours selon SUD, les résultats enregistrés au premier semestre sont d’ailleurs «une nouvelle démonstration que l’ouverture du capital de LA Poste ne repose sur aucune réalité économique».

Journée d’action

Sans attendre la confirmation formelle du projet, la CGT, SUD, FO, la CFDT et la CFTC avaient déjà convenu, cet été, d’organiser ensemble une journée d’action nationale à la rentrée contre le changement de statut. Ils doivent se réunir mardi prochain pour définir les modalités. De leurs côtés, l’UNSA et la CGC, très minoritaires, assurent qu’elles seront «très attentives au maintien de l’unité postale», et demanderont «que toutes les assurances soient données aux personnels en place (…) pour le maintien de leurs droits». Une commission d’échanges stratégiques entre la direction et l’ensemble des organisations syndicales sur l’évolution de la forme juridique de La Poste doit se tenir aujourd’hui.

Article de "latribune.fr" daté du 28/08/2008 : La transformation de La Poste en société anonyme est en marche

Le président du groupe La Poste Jean-Paul Bailly a confirmé jeudi son intention de demander à l'Etat le changement de statut de l'établissement public en société anonyme, avec une ouverture de capital, souhaitant que ce changement intervienne d'ici janvier 2010. Matignon a fait savoir que le gouvernement fera connaître sa position "dans les prochaines semaines" alors que les syndicats appellent à une mobilisation début septembre contre cette "privatisation rampante".

M. Bailly a indiqué lors d'une conférence de presse que le projet qu'il allait soumettre au gouvernement "dans les jours qui viennent" prévoyait une augmentation du capital "de 2,5 à 3 milliards d'euros". Pour lui, le nouveau statut du groupe qu'il préside devra "être prêt au 1er janvier 2011", date de l'ouverture totale à la concurrence du marché du courrier en Europe.

"Le gouvernement arrêtera sa position sur les recommandations des dirigeants de l'entreprise et sur l'avenir de cette dernière dans les prochaines semaines", a précisé Matignon dans un communiqué.

Dès l'annonce du projet début juillet, la plupart des syndicats ont émis des craintes sur une possible privatisation de La Poste. A leur adresse, le Premier ministre François Fillon promet que "la transformation du statut de La Poste devra pleinement respecter le caractère public de l'entreprise, la poursuite et le renforcement de ses missions de service public et le statut des personnels".

"Si le projet est inscrit dans la loi de finances prévue courant 2009, alors le changement de statut pourra être effectif en janvier 2010", a assuré M. Bailly qui a exclu un rapprochement avec d'autres entreprises. L'augmentation du capital se fera donc soit avec le concours de la Caisse des dépôts et consignations, soit par le recours à l'épargne populaire. La privatisation de la Deutsche Post menée en 1996 est "une référence" pour M. Bailly, qui a affirmé avoir "un seul objectif": que la Poste, No2 continental, "devienne un leader européen qui soit une fierté nationale".

"Notre principale interrogation concerne l'entrée en bourse et la capitalisation de l'entreprise, c'est une grosse incertitude", a réagi à l'Associated Press Nadine Capdeboscq, secrétaire nationale de la CDFT-Poste. Les représentants de son syndicat profiteront de la rencontre prévue vendredi avec la direction pour "poser un certain nombre de questions", notamment "sur le futur des missions de service public, leur définition et leur financement".

"Le service public est constitutif de la Poste", rappelle Mme Capdeboscq qui se demande: "Quels engagements seront pris sur les différents statuts des salariés?", observant que près de la moitié des membres de l'entreprise sont considérés comme des fonctionnaires. Pour M. Bailly, "le statut des postiers fonctionnaires restera inchangé" car "La Poste est à l'abri d'une privatisation" grâce à la loi actuelle, même si, "bien sûr", elle peut évoluer...

La CFDT participera le 2 septembre à une réunion commune avec quatre autres syndicats de La Poste (CGT, Sud, FO et la CFTC) pour décider de la date d'une journée d'action qui permettra de "tester la mobilisation des salariés".

Plusieurs dizaines de ses militants de la CGT ont pour leur part manifesté jeudi matin devant l'hôtel où s'étaient réunis le conseil d'administration pour "réaffirmer leur opposition totale au changement de statut, à la privatisation de La Poste". Le syndicat a lancé une pétition "pour un service public moderne et rénové" qui a récolté selon lui plus de 78.000 signatures à ce jour.

De leur côté, la CGC et l'UNSA, qui ne participeront pas à la réunion intersyndicale, réclament "que toutes les assurances soient données aux personnels en place, fonctionnaires et salariés, pour le maintien de leurs droits, en accordant une attention toute particulière aux cadres". AP

Article du "figaro.fr" daté du 28/08/2008 : La Poste pourrait être privatisée

Le PDG de la Poste propose de transformer l'établissement public en société anonyme dès 2010 et d'ouvrir son capital aux investisseurs privés un an plus tard. Ce projet a reçu le soutien du premier ministre, qui demande le respect du «caractère public de l'entreprise».

La Poste pourrait devenir une entreprise privée cotée à la Bourse de Paris. Jean-Paul Bailly, le PDG de l'établissement public, a en effet annoncé jeudi son projet de transformer les statuts de la Poste pour qu'elle devienne une société anonyme à partir de janvier 2010. Il propose par ailleurs que le capital de la Poste soit ouvert aux investisseurs privés un an après son changement de statut.

Matignon a indiqué que le gouvernement se prononcera sur ce sujet «dans les prochaines semaines». La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et le secrétaire d'Etat à l'Industrie et à la Consommation, Luc Chatel, seront invités à étudier ce dossier «en détail».

Le premier ministre a d'ores et déjà accueilli l'idée du changement de statut de la Poste avec enthousiasme. François Fillon a salué la «démarche des dirigeants de l'entreprise, dont la responsabilité est de préparer l'avenir en proposant une stratégie adaptée au contexte français et européen, marqué par l'ouverture complète à la concurrence de tous les marchés de l'entreprise au 1er janvier 2011». Il a toutefois précisé que «la transformation du statut de La Poste devra pleinement respecter le caractère public de l'entreprise, la poursuite et le renforcement de ses missions de service public et le statut des personnels».

Les syndicats dénoncent «un artifice»

L'intersyndicale de la Poste doit se réunir mardi prochain pour préparer une «journée d'action nationale» contre le changement de statut qui pourrait avoir lieu à la rentrée.

L'Unsa-Poste et la CFE-CGC de la Poste ont décliné l'invitation à cette réunion. Ces deux organisations ont indiqué dans un communiqué qu'elles «seront très attentives au maintien de l'unité postale», avec l'exigence «que toutes les assurances soient données aux personnels en place, fonctionnaires et salariés, pour le maintien de leurs droits, en accordant une attention toute particulière aux cadres, trop souvent sacrifiés à l'autel des nombreuses réformes déjà engagées».

Plusieurs autres organisations syndicales estiment que la proposition de changement de statut est «un artifice» destiné à cacher «une question politique». Dans un communiqué, Sud assure que «c'est bien le gouvernement qui tire les ficelles du projet de privatisation du premier service public de France». Citant l'exemple de France Télécom «dont les dérives managériales ont coûté quelques milliards à la collectivité», le syndicat propose d'organiser «a résistance pour le service postal public». Selon lui en effet, «les missions de service public sont directement menacées» et «l'hémorragie qui voit plus de 10.000 emplois disparaître chaque année n'est pas prête de s'endiguer».

Force Ouvrière souhaite un référendum

Didier Rossi, administrateur Force Ouvrière, dénonce également une «question politique». Il estime que «la Poste appartient au patrimoine national, c'est la France et les Français». Il relance l'idée, émise par son syndicat il y a quelques semaines, de décider de l'avenir de la Poste en organisant un référendum.

Cette proposition sera probablement réitérée devant Christine Lagarde et Luc Chatel, à qui le premier ministre à demandé «d'engager dans les prochains jours des consultations avec les divers acteurs concernés, en particulier les partenaires sociaux et les élus locaux, afin de recueillir leur point de vue sur cette évolution».

 

Article sur le site internet "figaro.fr" daté du 23.07.2008 : La Poste : Sud craint une "privatisation"

Le syndicat Sud-PTT a exprimé sa "déception" après la signature du contrat de service public 2008-2012 entre La Poste et l’Etat, qui selon lui "pave la route à la privatisation", tandis que l'Unsa-Postes s'est inquiétée du manque d'évaluation financière du projet.

«Nous pouvions légitimement espérer des précisions sur l'étendue concrète des obligations de service public et sur leur financement qui fait pour le moins débat. Déception sur toute la ligne!», a affirmé Sud-PTT dans un communiqué.

«Pour ce qui concerne le financement, les déclarations se limitèrent à une séance d'auto-congratulation», a-t-il regretté.

Pour Sud-PTT, "la vacuité du nouveau contrat de service public pave la route à la privatisation de l'entreprise publique".

Article sur le site internet "francebourse.com" daté du 17.03.2008 : La Poste : l'Unsa souligne la nécessité de maintenir le réseau des bureaux de postes

La fédération Unsa-Postes a exigé samedi dans un communiqué le maintien du réseau actuel des bureaux de poste, dont la présence « rime avec présence sociale », alors que la Cour des comptes y voit un « handicap » financier pour le développement de la banque postale.

L'Unsa-Postes « s'insurge contre les préconisations de la Cour des comptes qui sont de véritables coups portés au développement de la banque postale (...) mais s'attaquent plus largement au réseau des bureaux de poste ».

Pour la fédération, la Poste reste « souvent le dernier service public présent en zone rurale ou urbaine sensible » et à ce titre, « la présence postale sur le territoire rime avec présence sociale ». « Il est impératif de maintenir, voire de développer le réseau des bureaux de poste afin de ne pas déliter le lien social en France », ajoute l'Unsa.

Dans un rapport dont l'AFP a obtenu copie vendredi, la Cour des comptes souligne une série de «handicaps» qui fragilisent la jeune Banque Postale, à commencer par la lourdeur du réseau des bureaux de poste et les coûts salariaux des fonctionnaires de La Poste.
La Banque Postale devrait annoncer un produit net bancaire (chiffre d'affaires) en hausse de 4% à 4,8 milliards d'euros en 2007 pour un résultat de 500 millions d'euros, selon des prévisions révélées par la Cour des Comptes dans un rapport récent.

 

Article "le progrès" daté du 24.01.2008 : "L'UNSA Postes accentue sa représentativité"

Marc Duhem, secrétaire national de l' UNSA-Postes était dernièrement à Saint-Étienne, à l'occasion de l'assemblée générale du syndicat départemental.
Accueilli par la secrétaire Loire Nelly Mayo, il a commenté les résultats remportés par l' UNSA-Postes lors des dernières élections professionnelles en octobre 2007.
Une satisfaction pour le secrétaire général qui a pu constater les belles performances de ce jeune syndicat créé dans la Loire en 2005 : 12,5 % des suffrages sur la DOTC (direction opérationnelle territoire courrier) qui regroupe les départements de la Drôme, de l'Ardèche et de la Loire. « L'UNSA se retrouve la quatrième organisation syndicale derrière la CGT, SUD et FO, mais devant la CFDT, la CFTC et la CGC », a indiqué Marc Duhem, estimant ce résultat « encourageant pour l'avenir, et de bon augure pour les élections prud'homales de la fin de l'année 2008 ».
Des élections qui étaient très importantes pour l'UNSA, a-t-il souligné, dans la mesure où elles vont déterminer la représentativité des organisations syndicales.
L'UNSA est bien décidée à s'implanter solidement dans la vaste entreprise qu'est la Poste, et qui a la particularité d'avoir des personnels sous deux statuts, fonction publique et droit privé.

Article sur le site internet "Challenges.fr" daté du 14.01.2007 : Ouverture le samedi après-midi : La Poste assignée en référé

Le syndicat FO s'oppose à l'ouverture de 800 bureaux deux samedi après-midi avant Noël. L'Unsa craint que cela devienne une habitude.

FO et l'Unsa se sont élevées, vendredi 14 décembre, contre l'ouverture de certains bureaux de Poste pendant deux samedi après-midi avant Noël. "Sans concertation ni négociation, la Poste a décidé d'ouvrir des bureaux de Poste les samedi 15 et 22 décembre jusqu'à 17 heures, au lieu d'une fermeture à 12 heures dans les conditions normales", dénonce FO, qui a assigné la Poste en référé.

Des équipes de volontaires

La direction de l'établissement a déclaré de son côté que les équipes qui travailleront à ces dates-là seront constituées de volontaires. Elle a indiqué que 800 bureaux de Poste sur 1.300 étaient concernés, et qu'elle n'avait pas reçu l'assignation de FO.

La Fédération déplore que de telles mesures soient prises sans la réunion des instances (Comité technique paritaire et Comité hygiène, sécurité et conditions de travail) qui doivent "être obligatoirement consultées pour toute modification de fonctionnement des services".

Réorganisation des horaires & dégradation des conditions de travail

Quant à l'Unsa, elle redoute que l'ouverture des bureaux le samedi après-midi devienne une habitude, "si d'un point de vue commercial, le chiffre d'affaires de cette opération était conséquent". Elle regrette aussi que le personnel ne soit "même pas payé double" ces jours-là.

"Cela pourrait être étendu (comme les ouvertures dominicales dans les grandes surfaces) à plusieurs samedis après-midi, l'an prochain, puis devenir monnaie courante, avec tout son panel de dérives, réorganisation des horaires et dégradation des conditions de travail".

 

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